Magie amour : Les objets magiques

Les objets magiques

L’occultum

Le mot oratoire, bien que relativement connu, ne convient pas à ce type de pratique. Oratoire vient latin « ora » qui signifie prier. Or, comme nous l'avons vu en début d'ouvrage, ce n'est pas avec une prière que l’on peut faire revenir l'être aimé. Le lieu qui sert aux rituels de haute magie bénéfique sera dénommée traditionnellement "Occultum".

Les dimensions de cette pièce sont variables. La couleur des murs et la décoration sont laissées à la discrétion de celui qui officie. Il est toutefois indispensable de pouvoir fermer volets et rideaux, afin d'empêcher toute lumière extérieure de pénétrer dans le lieu. Une table de bois servira d'autel. Tous les appareils électriques, comme les téléphones, les ordinateurs, les télévisions, devront être proscrits. Il faudra également bannir les symboles religieux. Non que la haute magie soit contre la religion, mais parce que ces symboles spirituels pourraient gêner le travail occulte entrepris.

Le couteau rituel

Pour des opérations de haut niveau, une épée peut être requise. Dans la plupart des techniques de retour d'affection, la dague cérémonielle est amplement suffisante.

Notons qu’en haute magie, il n'est point besoin de tuer des animaux pour obtenir des résultats. Sacrifier une vie, que ce soit une poule, une chèvre ou un autre mammifère, risque d'attirer des puissances particulièrement vampiriques sur l'opération. De plus, faire couler le sang relève des pratiques de la basse sorcellerie. Le couteau ne servira donc jamais, en haute magie bénéfique, à un quelconque sacrifice, mais plutôt à dissoudre certains fluides particuliers durant les rituels.

Une dague symbolise traditionnellement une flamme, donc le feu. C’est un symbole de pouvoir. Il est bien sûr totalement hors de question d'utiliser un objet du commerce ! Le couteau rituel doit être fabriqué spécifiquement pour un opérateur ou pour une opératrice précise. La plupart du temps, il sera forgé à la main par un spécialiste. Coincé entre l'enclume et le marteau, le métal chauffé au rouge obtiendra des caractéristiques magiques particulières, surtout si cette opération est pratiquée au cours d'un rituel, avec présence effective du futur utilisateur. Il est bien évident que ce type d'objet magnétique ne sera jamais vu d'un profane, ni photographié.

La lame sera parfois gravée à l'acide de signe magique personnel à son utilisateur. Il est inutile de chercher dans les livres déjà publiés les véritables signatures magiques. En effet, ces dernières, dès qu'elles sont à la vue du public, perdent toute leur efficacité par dissolution de leur force d'action. Les véritables signes se transmettent de maître à élève au cours de cérémonies particulières, incluant la transmission des pouvoirs.

Dans la tradition hébraïque, les signes classiques "iod, hé, vav, hé" seront tracés sur la lame. Il est bien évident que de telles lettres ayant été maintes fois galvaudées ne recèlent presque plus aucune puissance.

Consécration du couteau

Ce dernier sera posé sur l'autel. Trois cierges seront allumés en forme de triangle équilatéral, pointe au Nord. Une pierre, servant de brûle-parfum, sera également présente. La magicienne consacrera elle-même l'objet forgé. Elle sera revêtue d'une sorte de chasuble rouge en coton ou en lin. Après les ouvertures rituelles d'usage, elle se placera debout, prendra le couteau entre ses deux mains et récitera le texte suivant en latin.

Consécro té spata ad Démiurgum,

Consécro té spata ad Ignem,

Consécro té spata ad Aérem,

Consécro té spata ad Aquam,

Consécro té spata ad Térram,

Consécro té spata utilitatém méam solum.

Puis elle embrassera respectueusement la lame du couteau et soufflera 7 fois dessus, en se concentrant sur l'image d'une flamme. Elle passera 7 fois de suite l'objet dans la fumée de l'encens. Elle appliquera alors, la dague pointe vers le haut, à hauteur de son cœur, à même la peau.

Une intense émotion devra être alors ressentie. Dès cet instant, elle écrasera la base de la lame sur le cierge disposé à la pointe Nord de triangle. Par ce geste elle inclut (fixe) la puissance du feu dans l'objet. Ce dernier sera alors soigneusement rangé dans un tissu de soie blanche à l'abri de la lumière et des regards. Les 2 cierges restant devront finir de se consumer complètement.

La baguette de sureau

Nous parlerons ici de la baguette simple. Elle découle directement de la symbolique du bâton de commandement, que l'on retrouve également dans le sceptre royal. En effet, bien que le bâton soit plus puissant que la baguette dans les opérations, cette dernière, moins encombrante, est plus souvent utilisée.

Elle sera coupée, un jour de pleine lune, dans du bois de sureau. Sa taille exacte sera différente pour chaque opérateur et opératrice. Afin d'obtenir votre mesure personnelle, vous devez calculer celle-ci, de la pointe de votre coude à la pointe de vos doigts tendus. La baguette sera ensuite creusée, il vous faudra retirer la mousse tendre qui se trouve au cœur du bois. Vous disposez alors d'une baguette creuse, un peu comme une sarbacane. Vous devrez laisser sécher le bois à l'ombre et dans un endroit sec. Puis vous pourrez pratiquer le rituel de consécration de votre baguette.

Consécration de la baguette

Dans une pièce obscure, éclairée seulement de 2 cierges, vous devrez disposer sur l'autel la pierre servant de brûle-parfum ainsi que votre dague rituelle. Habillés de la même façon que pour la consécration du couteau, prononcez à voix haute :

Exorcisme de la baguette (virga)

Exorciso té virga,

Exorciso té virga, pér Démiurgum,

Exorciso té virga, pér Ignem,

Exorciso té virga, pér Aérém,

Exorciso té virga, pér Aquam,

Exorciso té virga, pér Térram,

ut puritatém sit in té.

La baguette sera passée 7 fois dans la fumée de l'encens en prenant bien soin de faire entrer également les parfums à l'intérieur de l'objet. Vous devrez, pour se faire, la tenir verticalement au-dessus du brûle parfum, et attendre qu'un peu de fumée s'en échappe par l'autre extrémité. Vous pratiquerez alors le rituel de consécration :

Consécration de la baguette

Consécro té virga ad Démiurgum,

Consécro té virga ad Ignem,

Consécro té virga ad Aérem,

Consécro té virga ad Aquam,

Consécro té virga ad Térram,

Consécro té virga utilitatém méam solum.

Vous placerez alors la baguette horizontalement entre vos deux mains et, appuyant cette dernière sur votre front, vous visualiserez intensément un courant d'air jaune sortant de votre front et remplissant votre objet. Dès que le paroxysme sera obtenu, vous pourrez ranger soigneusement votre baguette dans un tissu de soie jaune.



Les luminaires


Afin de pouvoir s'éclairer grâce à une lumière non artificielle (non électrique) et non solaire, l'opératrice aura besoin de cierges particuliers. Il est également évident que ces objets symboliseront l'élément feu. Selon le type de rituel, deux, trois, six voire dix cierges seront utilisés.

Les bougies classiques du commerce ne peuvent pas servir à la pratique de la haute magie. Cela vient du fait qu'elles sont en général fabriquées avec des matières non naturelles telle que de la paraffine mêlée à des colorants divers. Les seuls luminaires utilisables seront :

  • soit des cierges en cire liturgique (la cire liturgique est constituée de 30 % de cire d'abeille)

  • soit des cierges fabriqués uniquement à partir de cette dernière matière (cire d’abeille à 100%).

Nous ne répéterons pas ici ce que nous avons déjà dit sur la cire d'abeille. Il est bien évident que cette matière naturelle permettra une meilleure concentration des forces en présence. Nous pouvons d'ores et déjà sourire, lorsque nous lisons certains livres traitants de « la magie des bougies » ! Nous n'en dirons pas plus, car c'est à la lectrice et au lecteur de comprendre la puérilité de telles œuvres.

Les cierges seront assez gros, entre 300 et 500 grammes. Ils seront consacrés selon le rituel classique suivant.

Exorcisme des cierges (candela)

Exorciso té candela,

Exorciso té candela, pér Démiurgum,

Exorciso té candela, pér Ignem,

Exorciso té candela, pér Aérém,

Exorciso té candela, pér Aquam,

Exorciso té candela, pér Térram,

ut puritatém sit in té.

Consécration des cierges

Consécro té candela ad Démiurgum,

Consécro té candela ad Ignem,

Consécro té candela ad Aérem,

Consécro té candela ad Aquam,

Consécro té candela ad Térram,

Consécro té candela utilitatém méam solum.

Certains signes particuliers pourront être gravés à l'aide d'une pointe en bois sur le corps de l'objet. L'utilisation du bois est préférable à l'utilisation d'un métal, afin de ne pas démagnétiser le cierge après sa consécration. Il s'agit là de manipulations techniques très précises sur lesquelles nous ne pouvons nous étendre dans un livre grand public.

L'eau élémentale dite « eau magique »

Comme nous l'avons vu plus haut, afin de procéder au baptême de la Dagyde, l'opératrice devra posséder une eau aux caractéristiques très particulières.

Récolte de l'eau

La meilleure eau utilisable en rituel sera une eau naturelle qui proviendra :

  • d'une source pure (en ce cas la magicienne devra capter cette eau au lever du jour, faisant face au sud, en prenant soin de récolter le précieux liquide dans une bouteille colorée verte),

  • d'une eau de pluie (cette dernière sera récoltée lors d'une forte ondée, en prenant soin d'utiliser un récipient sans métal et en évitant, autant que faire se peut, les pollutions atmosphériques).

Le rituel de récolte et les détails techniques permettant d'amplifier son magnétisme seront directement confiés à nos élèves.

Cette eau pure et naturelle, conservée dans un verre teinté, sera utilisée dans les vingt-huit jours qui suivent.

Notons que l'utilisation de l'eau à caractère magique remonte à la nuit des temps. Vous avez sans doute déjà entendu parler de l'eau de rosée qui doit être recueillie par les alchimistes en traînant un linge propre sur le sol humide, avant le lever du soleil, le jour de la pleine lune.

Vous n'êtes pas non plus sans connaître l'utilisation de l'eau bénite au cours des exorcismes. L'eau magique est donc issue d'une très longue tradition. N'oubliez jamais que les pratiques et les coutumes qui ont traversé les siècles sont très souvent particulièrement opératives. Vous possédez ici un critère de sélection des rites de la véritable magie pratique.

Revenons-en maintenant à notre eau magique. Cette eau, possédera en elle-même la caractéristique des quatre éléments que sont : le feu, l'air, l'eau et la terre. Le liquide, après avoir été exorcisé, sera consacré d'une manière spéciale.

  • Le feu sera présent, par l'extinction d'un cierge dans l'eau.

  • L'air sera symbolisée par les parfums et par une pincée de poudre d’encens.

  • L'eau représentera le corps général de la substance.

  • La terre, quant à elle, sera personnalisée par une pincée de sel (en général le gros sel est proscrit, seule la fleur de sel, qui en représente la quintessence, est utilisée).

L'eau ne devra jamais être jetée après un rituel. C'est en effet une eau consacrée, c'est-à-dire une eau qui a été chargée d'une force surnaturelle dans un but précis. Si l'opératrice n'en a pas l'utilisation, le liquide sera laissé à évaporer, à moins qu'il ne soit rendu à la nature, par exemple en le versant au pied d'un chêne.

Vous noterez que l'église ne fait pas autre chose lorsqu'elle prépare l'eau bénite. Le prêtre ou l'évêque utilisera une eau pure, ainsi que du sel. Ces deux éléments seront séparément exorcisés puis bénis. À un instant précis de la célébration, le sel sera mélangé à l'eau. Ces deux éléments mélangés recevront de nouveau une bénédiction finale. Cette eau bénite sera utilisée dans beaucoup de sacrements:

  • le sacrement du baptême,

  • la célébration de l'eucharistie,

  • la consécration d'une église ou d'une chapelle,

  • de nombreuses bénédictions,

  • sans oublier les rituels d’exorcismes, etc.

N'oubliez pas non plus que le pouvoir de l'eau est immense tant sur le plan magique que sur le plan biologique. Nous sommes personnellement constitués de 80 % d'eau. Les liquides de notre corps sont en résonance constante avec les masses aquatiques planétaires.

Notez également que notre sang est un liquide salé, tout comme l'eau de la mer ! Les récentes recherches scientifiques menées au Japon par un chercheur dénommé Masaru EMOTO démontrent sans équivoque le pouvoir de l'énergie psychique sur l'eau. Indirectement, il a démontré scientifiquement la réalité de l'envoûtement, du désenvoûtement, et par-là même celui si controversé du retour d'affection. Sans entrer dans les détails de ces expériences, nous dirons que l'eau possède une mémoire. Cette mémoire sera mise en évidence lors de sa cristallisation à basse température. En effet, les cristaux obtenus seront totalement différents en fonction de la charge « mémorielle » de l'eau.

Le liquide sur lequel ont été proférées des incantations diaboliques formera des cristaux difformes. Le liquide (possédant le même schéma moléculaire) mais sur lequel aura médité un maître de sagesse, donnera naissance à de magnifiques cristaux hexagonaux photographiables.

Ces travaux sur la mémoire de l'eau sont reproductibles aisément. Il vous suffit de posséder une chambre froide destinée à la congélation de l'eau et un microscope électronique vous permettant d'observer la formation des cristaux dès que le point de congélation est obtenu.

Exorcisme de l'eau

Sur l'autel seront disposés les objets suivants :

  • deux cierges de cire liturgique consacrés,

  • la pierre servant de brûle-parfums, des charbons ardents, de la poudre d’encens,

  • une coupe évasée dont la partie supérieure possède un diamètre d’environ 20 centimètres,

  • une petite assiette blanche sur laquelle est disposée de la fleur de sel.

L'eau pure et naturelle recueillie préalablement sera versée dans la coupe. La magicienne prendra cette coupe dans ses deux mains et l'élèvera à hauteur de ses yeux. Elle récitera alors le texte classique suivant :

Exorciso té aqua,

Exorciso té aqua, pér Démiurgum,

Exorciso té aqua, pér Ignem,

Exorciso té aqua, pér Aérém,

Exorciso té aqua, pér Aquam,

Exorciso té aqua, pér Térram,

ut puritatém sit in té.

Lorsque l'exorcisme sera terminé, appuyé par les concentrations mentales nécessaires, elle commencera la consécration.

Consécration de l'eau

L'opératrice (ou l'opérateur) se concentrera sur l'élément feu. Une intense visualisation sera obtenue par méditation sur la flamme de l'un des cierges présents. Dès que la pression mentale sera suffisante, la magicienne éteindra l'un des 2 cierges dans la coupe en prononçant la formule rituelle suivante :

« CONSECRO TE AQUA PER IGNEM ».

Puis elle placera sur le charbon ardent une pincée de poudre d'encens. Elle prendra la coupe dans ses deux mains et la passera à 7 reprises dans la fumée qui s'élève. Posant la coupe devant elle, elle se concentrera de la même manière sur l'élément air. Elle sentira le vent à l'intérieur d'elle-même. Lorsque la visualisation sera parfaitement obtenue elle soufflera délicatement sur l'eau puis prendra une pincée de poudre d'encens qu'elle jettera dans l'eau en prononçant la formule suivante :

« CONSECRO TE AQUA PER AEREM ».

La magicienne, ou le mage, se concentrera alors sur l'élément aquatique. La qualité de concentration mentale maximale étant atteinte, il sera nécessaire de réaliser une identification entre la coupe d'eau et soi-même. Une forte volonté devra accompagner cet état mental particulier. Lorsque la charge émotionnelle en sera à son maximum, l'opératrice prononcera le vocable suivant :

« CONSECRO TE AQUA PER AQUAM ».

Pour fixer terrestrement les étapes précédentes, une concentration particulière sera réalisée sur la terre, c'est-à-dire sur l'élément terre. L'opératrice devra s'immerger mentalement, sentir l'odeur de la terre, la toucher, la goûter, la ressentir intimement. Puis elle prendra une pincée de fleur de sel dont elle devra saupoudrer la coupe d'eau en prononçant la formule particulière suivante :

« CONSECRO TE AQUA PER TERRAM ».

Bien évidemment, chacun des éléments intervenant dans ce rituel aura été préalablement et individuellement exorcisé et consacré par les formules classiques en usage.

L'eau ainsi préparée sera conservée dans sa coupe d'origine, en prenant soin de la tenir éloigné du bruit ainsi que de la lumière artificielle et solaire. Cette coupe sera donc rangée dans une armoire fermée, sans oublier de la couvrir d'un léger cartonnage sur lequel sera disposé un tissu de soie évitant sa démagnétisation, ainsi que la visite de certains insectes.

Formule d'exécration

Si d'aventure l'opératrice a besoin d'annuler une consécration, elle utilisera la formule suivante :

L'objet en question sera placé sur l'autel. Tout en le regardant fixement elle dira :

Exécro té (nom de l'objet ou « créatura »)

Exécro té per volunta méam

Exécro té per terram

Réduco té ad primam materiam,

Rendutum ad mundum profanatum,

(souffler fortement et froidement sur l'objet 5 fois de suite).

Lorsque la formule d’exécration aura été prononcée, l'opératrice rendra l'objet en question à la nature. Il ne faudra ni le jeter dans une poubelle, ni dans les toilettes, mais l'enterrer soigneusement au pied d'un arbre.