Magie amour : Les différentes techniques

Portable personnel : 06 71 10 61 35

Appel depuis l'étranger : 0033 671 10 61 35

Les différentes techniques

Les principaux outils

du

retour d'affection

Le principal objet qui entre dans la constitution d'un rituel de retour affectif ou de provocation sentimentale, est sans nul doute la fameuse statuette de cire d'abeille appelée également dagyde.

Cet objet est entouré de mystère et possède une réputation négative. Vous devrez toutefois savoir que ce n'est pas parce que certains sorciers utilisent une dagyde dans leurs opérations négatives, qu'il faut jeter l'anathème sur l'objet en question.

Un objet sera bon ou mauvais en fonction de l'utilisation que nous en ferons.

Par exemple l'électricité peut servir pour électrocuter notre voisin ou pour éclairer une salle d'opération chirurgicale. La fonction de l'électricité n'est ni bonne ni mauvaise, c'est son utilisation qui lui donnera sa couleur (blanche ou noire).

La dagyde de cire

Traditionnellement, l'utilisation des statuettes de cire d'abeille remonte à plus de 5000 ans. Certains historiens subodorent même qu’elles étaient utilisées bien antérieurement dans les rituels de chasse du Néolithique. Nous retrouvons la présence de cette technique dans les traditions acadiennes et sumériennes, puis dans les pratiques égyptiennes. Pour s'en convaincre, il suffit de visiter le musée du Louvre à Paris et de chercher les petites poupées qui servaient aux rituels magiques.

La dagyde n’était que très occasionnellement utilisée pour la nuisance. En règle générale, ces pratiques concernaient plutôt la thérapie et la médecine ancienne.

Une légende veut que les acupuncteurs ne pouvaient se déplacer chez leurs patients tous les jours. Afin de réaliser les soins quotidiens, ils plaçaient les aiguilles sur de petites figurines de cire d'abeille, d'argile ou de bois qui représentaient leurs patients. Les méridiens d'acupuncture agissaient alors à distance et provoquaient les bienfaits recherchés.

Bien sûr, la dagyde possède l'apparence d'un être humain. Dans l'absolu, elle pourrait être de n'importe quelle forme. Toutefois, afin de rendre l'opération plus facile au niveau de la visualisation, ainsi que de l'identification entre le sujet et l'objet, les statuettes représenteront un homme ou une femme. Seule la qualité du matériau (cire d'abeille vierge) entrera en ligne de compte. Un élément important doit toutefois être maintenant souligné :


chaque magicienne, chaque opérateur fabriquera

lui-même ses propres dagydes.


L'utilisation des statues ou statuettes n'est pas l'apanage de la sorcellerie, ni de la haute magie. Les Grecs qui excellaient dans l'art de la « télesmatique » parvenaient à animer, par des rituels complexes, certaines statues représentant des divinités.

La fabrication des Golems, issue de la tradition juive, repose sur le même arcane et les mêmes techniques d'animation. Plus proche de nous existe (existait serait le mot plus convenable) une manipulation destinée à créer des statues miraculeuses qui étaient ensuite utilisées dans certaines églises.

Nous remarquerons, d'un point de vue général, que toutes les civilisations, à toutes les époques, ont procédé de la même manière sous des apparences différentes.

Les matériaux constituant la dagyde

Plusieurs matériaux sont à la disposition des opérateurs. Pendant très longtemps, les statuettes furent réalisées en argile rouge. Certaines traditions nous proposent le métal, la pierre, le bois, l'ivoire.

Vous constaterez aisément qu'une dagyde de métal doit être réalisée en correspondance métallique avec la planète dominant le sujet du travail. En d'autres termes, si l'objet du retour d'affection est de type solaire, le support utilisé devra être en or massif ! Comme vous pouvez l’imaginer, il est pratiquement impossible à notre époque de faire fondre ce métal précieux sous une forme humaine, pour des raisons évidentes de budget financier.

Aujourd'hui, les travaux de haute magie se font principalement sur des statuettes coulées en cire d'abeille vierge. Cette substance possède d'étonnantes propriétés qui ont été redécouvertes scientifiquement par le colonel de Rochas il y a plus d'un siècle. Ce dernier s'est en effet aperçu qu'il était possible de transférer la sensibilité d’un médium sur de la cire d'abeille. Plusieurs expériences ont été menées dans ce sens, qui ne laissaient aucun doute sur l'efficacité des envoûtements du Moyen Age. Relire à ce sujet :" L'extériorisation de la sensibilité ", M. de Rochas, Edition Chacornac, 1899.

La cire d'abeille possède la capacité de concentrer le magnétisme et les différents fluides psychiques. C'est pour cette raison que les cierges d'église sont réalisés en cire liturgique. La cire liturgique est constituée d'environ 30 % de cire d'abeille.

Une statuette traditionnelle ne doit pas être achetée dans un quelconque commerce. Elle se fabrique spécifiquement pour chaque opération.

La magicienne doit en effet posséder un moule spécial qui lui a été remis lors de la dernière phase de son initiation en haute magie. Ce moule de métal est coulé par un mage spécialisé lors de la pleine lune du solstice d'été. Nous n’entrerons pas dans les détails techniques, sur lesquels il ne nous est pas permis de nous exprimer.

Sachez simplement que ce moule « pré-sensibilise » la dagyde dès sa création. Sans cet outil traditionnel, il est IMPOSSIBLE de réaliser une authentique dagyde.

Celles que vous trouverez en circulation dans certains réseaux commerciaux ne sont que de pâles copies d'une tradition plus que centenaire.

Fabrication d’une statuette

La magicienne fait chauffer au bain-marie la cire d'abeille vierge. Dès que cette dernière atteint 70°C, les incantations commencent. Puis, à la lumière des cierges, dans sa pièce de travail occulte, elle coule délicatement la cire dans le moule en question.

Pourront être adjointes à cet instant certaines herbes en correspondance planétaire avec le sujet du retour d'affection. Un intense travail de visualisation commence alors. Pendant que la cire d'abeille refroidit, la magicienne visualise intensément le but de l'opération.

Un avertissement doit toutefois être spécifié en cet endroit. Le sujet, c'est-à-dire la cible du retour d'affection, doit posséder des capacités magnétiques inférieures à celles de la magicienne qui va intervenir.

Il ne viendrait à personne l’idée de vouloir envoûter un autre opérateur ou une autre opératrice. Dans la vie quotidienne, il ne vous arriverait jamais de vouloir attaquer un champion de boxe qui passe dans la rue à côté de vous. Pour une raison très simple : il est beaucoup plus fort que vous.

Dans le domaine de la magie c’est exactement la même chose. Une magicienne qui se risquerait à tenter un retour d'affection, ou une quelconque opération magique, sur une personne supérieure ou de même niveau qu'elle, risquerait simplement de tomber amoureuse, sans espoir de concrétisation.

La première chose que nous faisons, lorsqu’un client nous consulte pour un retour d'affection, est de déterminer notre propre puissance par rapport à l'objet de l'envoûtement d'amour. N'oublions pas que, pour maîtriser une chose, nous ne devons pas être prisonniers de cette chose. Par exemple, le mage qui veut maîtriser l'argent doit être désintéressé...

Reprenons notre sujet. La dagyde qui vient d'être coulée dans le moule spécifique, a maintenant eu le temps de refroidir et se trouve prête à l'emploi. Concernant les herbes qui peuvent être ajoutées à la cire, vous noterez :

Soleil : millepertuis

Lune : nénuphar

Mercure : salsepareille

Vénus : verveine

Mars : ortie

Jupiter : mélisse

Saturne : digitale

Cette sélection est bien entendue fort succincte, mais n'en est pas moins efficace. De nombreux tableaux de correspondance naturelle existent dans la tradition magique. Il s'agit là d'une autre histoire, à laquelle seuls auront accès les futurs initiés de cette science antique.

Bien entendu, les plantes devront être cueillies à l'époque de l'année correspondante, par la magicienne opérante. Elle fera sécher les parties de la plante concernées (racines, tiges, feuilles, fleurs, écorces ou fruits). Puis elle réduira en fine poudre le végétal dans un mortier de pierre. La conservation se fera à l'abri de la lumière et des vibrations.

La statuette de cire refroidie sera soigneusement démoulée. Elle sera ensuite placée dans une petite boîte de couleur foncée ou dans une enveloppe, à l'abri de la lumière. Dès lors la dagyde sera « pré-sensibilisée » aux influences planétaires du sujet du travail, mais elle sera encore neutre.

Trois jours après, les premiers rituels concernant le retour d'affection pourront commencer. Tout d'abord la magicienne (ou le mage) devra procéder à l'identification de la dagyde avec la cible du travail.

Puis, dans un deuxième temps, commencera l'influence proprement dite, à l'aide de rituels mettant en jeu une puissante énergie affective. Ces cérémonies seront répétées au minimum pendant 29 jours. Cette durée représente un cycle lunaire complet. Comme nous l'avons dit plus haut, certaines situations nécessitent plusieurs cycles lunaires. Un travail affectif peut donc demander 29, 58 voire 88 jours de travail quotidien (soit 29, 58 ou 88 rituels successifs). Nous ne parlons pas ici des opérations exceptionnelles qui peuvent nécessiter jusqu'à un an de travail.

Cérémonie de dynamisation

À la nuit tombée, la magicienne se tiendra debout au centre de son oratoire. Un autel sera dressé au milieu de la pièce. Dans les cas particulièrement difficiles, un cercle de charbon de bois entourera l'autel. Sur l’autel des cierges verts seront allumés. Leurs lumières vacillantes éclaireront un pentacle tracé sur parchemin animal.

L'opératrice sortira la dagyde de sa boîte et la posera sur le pentacle. Elle fera ensuite trois grandes inspirations puis démarrera son rituel. Après une courte ouverture, elle procédera à un petit exorcisme.

Faisant face à l'autel, elle récitera un texte spécifique en latin, tout en plaçant de l'encens sur un brûle-parfum.

Elle dira ensuite, par trois fois, le texte suivant, tout en regardant fixement la dagyde, qu'elle tiendra dans ses deux mains.

Exorciso té créatura,

pér Démiurgum,

pér Ignem,

pér Aérém,

pér Aquam,

pér Térram,

ut puritatém sit in té.

Elle passera la statuette de cire d'abeille dans la fumée de l'encens, 7 fois de suite.

Elle reposera l'objet sur le pentacle d'autel et continuera son rituel.

Une courte invocation sera faite. Cette partie de la cérémonie dépend du courant de haute magie auquel elle appartient. Puis la dagyde sera de nouveau parfumée dans la fumée de l'encens. À cet instant précis, aura lieu une manipulation spécifique, sur laquelle reposera une bonne part de la réussite du retour d'affection. Plusieurs cas de figure sont possibles :

1 - Le demandeur (ou la demandeuse) a fourni quelques éléments corporels (ongles, cheveux, sang, etc.) appartenant à la cible du travail affectif.

L'opératrice creusera la dagyde à hauteur du cœur à l’aide d'un petit objet en bois. Notons qu'aucun objet métallique ne doit entrer en contact avec la cire d'abeille dès l'instant où cette dernière est sortie du moule. Le trou étant creusé, la magicienne se concentrera sur l'image mentale de celui, ou de celle, dont on désire l'amour (ou le retour). Lorsque cette image sera particulièrement nette dans l'esprit de celle qui opère, elle placera dans le trou les éléments corporels. Ce dernier sera rebouché à l'aide de la cire en question.

2 - le demandeur ou la demandeuse ne possède aucun élément corporel du sujet dont le retour est souhaité.

L'opératrice procédera de la même façon. Elle creusera la cire à hauteur du cœur. Elle placera alors une goutte d'huile essentielle de Myrrhe en se concentrant fortement sur l'image de celui, ou de celle, sur qui s'effectue l'envoûtement d'amour. La qualité de concentration devra être maximale, une véritable identification se produira dans l'esprit de l'intervenante. Il ne devra y avoir aucune différence entre la visualisation de l'objet du travail et celle de la dagyde. Dès que cet état particulier sera obtenu, le trou sera rebouché comme précédemment.

La dagyde sera soigneusement placée dans une boîte à l'abri du bruit et de la lumière. Le rituel sera alors clôturé selon les habitudes et les traditions de la haute magie.

Notons, comme nous l'avons dit plus haut, que les éléments corporels ne sont pas absolument indispensables à un travail affectif. Ils facilitent toutefois grandement l'opération grâce à la résonance amplifiée entre la dagyde et la personne visée.

Si le demandeur ou la demandeuse ne possède qu'une photo, cette dernière sera indispensable à la magicienne pour s'en faire une représentation mentale la plus précise possible. Pour ce faire, l'intervenante se saturera plusieurs fois de suite avec la photo en question. Elle la regardera, en prenant soin de vider son esprit de toute pensée parasite. Elle regardera cette photo afin d'établir un lien médiumnique entre elle et le sujet.

Seules quelques opératrices de haut niveau parviennent à établir ce lien direct. Dès lors, une part de la personne en question sera capturée dans le mental de la magicienne.

C'est cette petite part énergétique qui sera identifiée à la goutte d'huile essentielle de myrrhe placée dans la dagyde. Si cette opération délicate est bien faite, la goutte équivaudra à un témoin corporel.

Baptême de la dagyde

Il s’agit ici d'un baptême magique, n'ayant que peu de chose à voir avec le baptême religieux. Il faut maintenant renforcer le lien entre la dagyde et le sujet.

L'ouverture de la cérémonie se fera comme précédemment.

L'opératrice, après lecture des textes latins, placera la statuette de cire d'abeille dans la fumée de l'encens à 7 reprises.

Un récipient de verre possédant la forme d'une coupe ou d'un calice sera placé sur l'autel. Ce dernier contiendra une eau spéciale dite "eau magique élémentale".

L'intervenante saisira la dagyde de ces deux mains en prenant soin de placer les deux pouces sur la poitrine du support. Une intense visualisation sera de nouveau effectuée. Comme nous l'avons dit, cette action consiste en une identification mentale entre la cire d'abeille et la cible du travail affectif.

Dès que la tension mentale sera à son paroxysme, la magicienne immergera la statuette dans la coupe d'eau tout en prononçant la formule magique suivante :

Batismo té (prénom et nom du sujet),

in nominé Démiurgum,

in nominé ignem,

in nominé aérem,

in nominé aquam,

in nominé térram.

La magicienne sortira le support de l'eau. Elle l’essuiera à l'aide d'un petit linge de coton réservé à cet usage. Après sept nouveaux passages dans la fumée de l'encens, elle élèvera le support en le tenant, de ses deux mains, à hauteur du visage. Elle se concentrera de nouveau sur le sujet du travail. Elle portera son regard sur la cire d'abeille, ce n'est plus elle qu'elle verra, mais la personne physique en plus petit.

Elle respirera intensément à trois reprises puis prononcera les paroles rituelles :

Hoc est (prénom et nom du sujet),

Hoc est (prénom et nom du sujet),

Hoc est (prénom et nom du sujet).

Après chaque ligne énoncée, elle soufflera longuement sur la dagyde sans oublier de conserver intacte sa visualisation.

Une dernière fois, la dagyde sera passée à 7 reprises dans la fumée de l'encens.

Le rituel sera clôturé selon les formules habituelles de l'opératrice.

Dès que ce travail préparatoire sera fini, la magicienne pourra passer à l'envoûtement d'amour proprement dit.

Comme vous le comprenez maintenant, les rapprochements affectifs sur photo n'existent pas réellement. En cas d'absence d'éléments corporels, la photo ne sert que de relais visuel, aidant à établir le contact entre l’intervenante et la personne sur laquelle doit s'exercer le retour d'affection. Soulignons également, que dans certains cas précis et difficiles, il est parfois nécessaire que le demandeur ou la demandeuse participe à ce premier rituel.

Grand rituel de retour affectif

sur statuette de cire

Il est bien évident que ce rituel parce qu’il est destiné à un usage public, a été adapté en fonction de pratiques spécifiques de la haute magie. Ces cérémonies secrètes, non divulguées, ne peuvent être transcrites dans un livre. Leur efficacité est sans doute plus importante que la cérémonie qui va suivre. Toutefois, cette dernière n'en est pas moins opérationnelle sur un certain plan.

Il est également évident que, lorsque nous intervenons pour l’un de nos clients ou clientes, nous utilisons des rituels plus offensifs que ceux décrits en ces pages. Hélas, sans un entraînement particulier, sans un don spécifique accompagné des initiations correspondantes, nos rituels personnels ne sont pas abordables par une personne non initiée.

Début du rituel

Dans l'obscurité complète l'opératrice (ou l'opérateur) pratiquera pendant cinq minutes de nombreuses respirations lentes et profondes. Elle se placera en état de vide mental. Quand elle sentira le moment venu, elle allumera les deux cierges à l'aide de la boîte d'allumettes qu'elle aura gardé à porté de main. Elle procédera ensuite à l'allumage du charbon ardent qu'elle placera sur la pierre.

En attendant que le charbon s'allume totalement, elle maintiendra son état de vide intérieur. Elle pourra s'aider de respirations lentes et profondes.

Ouverture du rituel

L'opératrice placera alors une goutte de myrrhe sur le charbon. Elle saisira ensuite de la main droite le couteau et de la main gauche la baguette. À l'aide de ces deux instruments elle tracera, au-dessus de l'autel, le signe qu'elle a reçu lors de son initiation, à défaut le signe de Vénus.

Posant alors les deux outils sur l'autel, elle se frappera la poitrine à l'aide de son poing droit fermé, par trois fois, en disant :

Méum égo (son nom secret d'opératrice, à défaut son deuxième prénom profane).

Reprenant dans ses mains la baguette, elle tracera au-dessus de l'autel un pentagramme (voir schéma), en prononçant la phrase suivante :

Que la puissance du feu, de l'air, de l'eau et de la terre soit avec moi.

Invocation

Moi, (nom d'opératrice, à défaut deuxième prénom profane),

je me présente aujourd'hui devant les forces invisibles pour effectuer un travail occulte d'amour et de paix.

J'invoque, en cet instant,

les forces créatrices du feu, de l'air,

de l'eau et de la terre.

FEU

Venez à moi, ô, puissances du feu,

feux de l'amour, embrasements des cœurs et des corps, chaleurs de la vie, forces de vitalité,

ô, vous qui coulez dans mes veines,

vous qui me donnez la force de vivre,

venez à moi.

AIR

Venez à moi, ô, puissances de l'air,

souffles d'amour,

vous qui portez les douces paroles aux oreilles des amants,

ô, vous qui remplissez mes poumons d'un air empli de parfums, vous qui m'apportez l'oxygène de la vie,

venez à moi.

EAU

Venez à moi, ô, puissances de l'eau,

miroirs de l'amour,

vous qui faites couler les larmes du bonheur

et les désirs du corps,

ô, vous qui étanchez ma soif de plaisir,

vous qui m'apportez l'eau de la vie,

venez à moi.

TERRE

Venez à moi, ô, puissances de la terre,

concrétisation des choses,

vous qui êtes ma chair et mes os,

vous qui faites vibrer mon corps au rythme de l'amour, ô, vous qui rassasiez ma faim,

vous qui m'apportez le pain de vie,

venez à moi.

Moi, (nom d'opératrice, à défaut deuxième prénom profane),

je vous demande force, puissance et ténacité pour l'opération affective que j'entreprends maintenant.

Que cela soit ! Que cela soit ! Que cela soit !

L'opératrice placera alors ses mains au-dessus de la pierre d’autel ou du pentacle de Vénus. Elle se concentrera afin d'entrer en résonance magique avec les forces d'amour universelles.

Dès qu'elle ressentira « la présence » sous forme de picotements, de frissons, etc, elle sortira la statuette de cire d'abeille de sa boîte. Une autre consécration par les éléments aura lieu.

Prenant la dagyde dans ces deux mains, l'opératrice visualisera intensément l'homme ou la femme sur lequel (ou sur laquelle) le travail doit agir. Elle tentera même de s'identifier, c'est-à-dire de devenir la personne sur laquelle elle agit. Cet état mental particulier est un état décalé de conscience, qui permet de supprimer les barrières existant entre soi-même et l'objet du travail.

Le tir à l'arc zen traduit cet état de concentration. Le tireur qui bande son arc devient la flèche et devient la cible. Dans son esprit, il n'y a aucune différence entre lui, sa flèche et la cible. Si l'identification est réelle, lorsque ses doigts lâchent la flèche, elle ne peut que s'enfoncer au centre de la cible.

L'opératrice sera donc simultanément :

  • elle-même en tant qu'intervenante,

  • l'homme ou la femme sur qui le travail doit agir (statuette),

  • le but de l'opération (l'amour que l'homme doit éprouver envers sa cliente ou l'amour que la femme doit ressentir envers le demandeur).

L'opératrice nommera à haute voix le but du rapprochement affectif. Par exemple :

Que Monsieur Jean-Louis Dupont, ici présent (représenté par la statuette) désire inlassablement Madame Jeannine Dupont, son épouse.

Cette petite phrase sera répétée 7 fois de suite, tout en maintenant la concentration et la visualisation du but de l'opération.

Afin de fixer les énergies occultes sur le support en cire d'abeille, l'opératrice exécutera la manipulation suivante :

1) Si le travail est exécuté sur un homme :

Approchant la tête de la statuette de la flamme d'un cierge jusqu'à faire légèrement fondre une toute petite partie de cette dernière, l'opératrice dit :

Qu'il en soit ainsi par le feu.

Que ce feu embrase tes sens.

Plaçant une goutte d'huile essentielle de myrrhe sur le charbon ardent, l'opératrice place la statuette dans la fumée de l'encens en disant :

Qu'il en soit ainsi par l'air.

Que cet air gonfle ton désir.

Plongeant les pieds du support dans l'eau qui se trouve sur l'autel, l'opératrice toujours concentrée dit :

Qu'il en soit ainsi par l'eau.

Que cette eau, tel un miroir, multiplie ton amour.

Posant le support de cire d'abeille sur la terre de forêt, la magicienne dit :

Qu'il en soit ainsi par la terre.

Que cette terre, symbole de la matière,

t'oblige à concrétiser ton amour.

_______________

2) Si le travail est exécuté sur une femme :

Approchant la tête de la statuette de la flamme d'un cierge jusqu'à faire légèrement fondre une toute petite partie de cette dernière, l'opératrice dit :

Qu'il en soit ainsi par le feu.

Que ce feu embrase ton cœur et ton esprit.

Plaçant une goutte d'huile essentielle de myrrhe sur le charbon ardent, l'opératrice place la statuette dans la fumée de l'encens en disant :

Qu'il en soit ainsi par l'air.

Que cet air gonfle ta poitrine de désirs.

Plongeant les pieds du support dans l'eau qui se trouve sur l'autel, l'opératrice toujours concentrée dit :

Qu'il en soit ainsi par l'eau.

Que cette eau, tel un miroir, multiplie ton amour.

Posant le support de cire d'abeille sur la terre de forêt, la magicienne dit :

Qu'il en soit ainsi par la terre.

Que cette terre fixe ton amour sur cet homme.

Bien qu'en haute magie blanche, les rituels effectués par un ou par une professionnelle soient différents, ils correspondent aux même phases et aboutiront au cœur du rapprochement affectif que nous abordons maintenant.

Phase de programmation

C'est la partie la plus importante du rituel. Tout ce qui entoure la technique dont nous allons maintenant parler, est destiné à l'amplifier et à préparer le terrain. Sans cette phase de programmation, la cérémonie de retour d'affection sera sans effet. C'est un peu comme si, dans un repas, nous nous occupions de la table, de la nappe, des assiettes, des couverts, des verres, des boissons mais en oubliant les aliments. Tout serait présent, sauf l’essentiel.

Dans l'initiation à la haute magie, l'apprenti(e) est éduqué afin d'obtenir des réflexes psychiques particuliers. C'est un peu comme si les rituels d'initiation aidaient la nouvelle magicienne ou le nouveau mage, à se mettre dans des états paradoxaux de conscience.

C'est assez difficile à expliquer. Ces états de conscience sont des états de pouvoir, dans lesquels l'esprit domine la matière.

Ce dont nous avons parlé, concernant le vide mental, n’est que le début de ces pratiques. La pensée positive, telle qu'elle est expliquée dans les meilleurs manuels, n'est qu'une caricature des états de conscience qui sont nécessaires à la pratique de la haute magie.

Nous allons donc, pour décrire cette phase de programmation, tenter de simplifier au maximum les pratiques professionnelles, afin de les mettre à la portée de celui ou de celle qui n'a pas d'initiation, telles que nous les avons personnellement vécues.

Certains textes peuvent être récités, certaines musiques aideront l'opératrice à se mettre dans un état particulier. Des invocations précises sont souvent réalisées afin d'induire un état mental précis. Ces textes sont souvent récités dans une langue gutturale aux intonations fortes et étranges. Les fameuses formules magiques, que l'on trouve dans certains manuels, proviennent de cette source. Notons que ces formules, sorties de leur contexte, ne possèdent plus aucun pouvoir.

À la suite de ces mantras occidentaux, la magicienne se placera dans un état de concentration total.

Elle prendra de nouveau le support dans ses deux mains. N'oublions pas que ce support, représente le relais énergétique (pour ne pas dire électrique, comme un relais radio), sans lequel l'énergie occulte développée se perdrait dans la nature. La dagyde sert donc de viseur et d'accumulateur.

La magicienne, même de premier degré, devra exécuter les différentes tâches suivantes simultanément :

  • un rythme respiratoire ample et régulier (pour les plus avancés une respiration en carré).

  • un vide mental total (un désintérêt complet pour toutes les pensées personnelles).

  • une identification à la personne sur laquelle s'effectue le travail (devenir la personne-cible de l'opération).

  • ressentir la réussite finale de l'opération (s'étant mise à la place de la cible, l'opératrice ressent ce que la cible du travail doit ressentir envers l'homme ou la femme qui désire son amour).

Cet état mental, qui est difficile à décrire avec des mots, déclenchera une sorte de vortex énergétique. Ce vortex, ce champ d'énergie, s'amplifiera et grossira au fur et à mesure de la concentration de l'opératrice. Dès l'instant où cette dernière sentira que le champ énergétique a atteint son paroxysme (en général au bout d'une vingtaine de minutes), elle poussera un cri violent et profond destiné à obtenir une rupture de champ.

Cette rupture brutale induira le transfert instantané de l'énergie dégagée sur la statuette de cire d'abeille et simultanément vers la cible du travail. La répartition de l'énergie ainsi engendrée sera la suivante :

  • 50 % s'accumulera dans la cire d'abeille, qui se chargera progressivement jusqu'à devenir un véritable condensateur sursaturé.

  • 50 % partira brutalement vers l'homme ou la femme, c’est-à-dire la cible du rapprochement affectif, et s'accumulera dans son inconscient.

Ce rituel devra être répété quotidiennement durant 29 jours. Au bout d'une lunaison, nous constaterons la répartition énergétique suivante :

  • 29 charges énergétiques se seront accumulées sur la statuette.

  • 29 charges énergétiques auront pris position dans l'inconscient du sujet.

Lors de la destruction de la dagyde (par le feu ou par la terre), les 29 charges énergétiques qui s'y étaient accumulées se trouveront libérées. Elles frapperont de plein fouet l'inconscient du sujet, déjà fragilisé par les 29 rituels préalables.

Lors du passage de la pleine lune suivant cette libération, l'intégralité du potentiel énergétique dégagé par l'opération se trouvera en phase de concrétisation.

Le passage à l'acte, désiré par le demandeur ou par la demandeuse, sera favorisé par la pleine lune. Comme nous l'avons déjà signalé, la pleine lune augmente les tensions psychologiques des individus.

L'envoûtement d'amour étant destiné à créer artificiellement une attirance émotionnelle, la tension psychologique sensuelle augmente progressivement dans l'inconscient du sujet.

Cette tension sera renforcée aux périodes de pleine lune. Elle atteindra alors une sorte de paroxysme, créant un basculement de la programmation de l'inconscient jusqu'à la conscience. L'amour ressenti, qui n'était que potentiel, envahit brutalement les pensées de l'individu. Le désir provenant de l'intérieur, il n’y a aucune raison d'y résister.

Le propre d'un travail affectif correctement effectué est d'être indécelable pour un non initié. C'est un peu la technique du cheval de Troie, qui consiste à prendre la ville convoitée par intérieur, et non par une attaque extérieure.

Clôture du rituel

Dès l'instant où l'opératrice (l'opérateur) a poussé le cri violent qui marque la rupture des champs énergétiques, le rituel devra être clôturé rapidement. En effet, il serait regrettable que la magicienne continue à penser à l'objet de son travail. La rupture doit être totale, en ce sens qu'il faut jusqu'à oublier ce qui vient d'être fait.

La magicienne enveloppe la statuette de cire dans un tissu de soie naturelle, avant de la replacer dans sa boîte de bois. Elle saisit dans sa main droite le couteau rituel. Elle énonce à haute voix :

Moi, (nom d'opératrice, à défaut deuxième prénom profane),

je ferme maintenant ce rituel.

Moi, (nom d'opératrice, à défaut deuxième prénom profane),

je renvoie les forces invoquées.

Que la terre retourne à la terre.

Que l'eau s'écoule.

Que l'air tourbillonne et s'envole.

Que le feu brûle et s'en retourne.

Elle trace ensuite au-dessus de l'autel un pentagramme de la pointe du couteau.

  • Elle trempe trois doigts de sa main droite (le pouce, l'index, le majeur) dans la coupe d'eau puis en projette quelques gouttes aux quatre points cardinaux.

  • Elle fait de même avec la terre de forêt.

  • Prenant la pierre qui sert de brûle parfum, plaçant une goutte de myrrhe sur le charbon, elle présente l'ensemble fumant aux quatre points cardinaux, puis elle repose le tout sur l'autel.

  • Saisissant l’un des cierges consacrés de la main droite, elle présente la flamme de la même façon devant les quatre points cardinaux, puis elle le repose sur l'autel.

Les cierges seront éteints en étouffant leur flamme entre le pouce et l'index de la main droite. La pièce sera laissée dans l'obscurité, tandis que l'opératrice se retirera en silence.

Elle vaquera alors à ses autres occupations.

Les 28 jours suivants

Comme nous l'avons dit, chaque soir ou chaque nuit, durant une lunaison complète, ce rituel sera répété. Il est d'une importance capitale, lors d'un retour d'affection, que les rituels se succèdent à un rythme régulier.

Il est très difficile d'enfoncer un clou dans une planche du premier coup de marteau. Par contre, si vous assénez une trentaine, voire une soixantaine de coups réguliers et précis, vous aurez toutes les chances d'enfoncer votre clou. Il en est de même dans le domaine de la haute magie et de l'envoûtement d'amour.

Comme vous le savez maintenant, une opération de saturation amoureuse demande un minimum de 29 rituels sur dagyde.

Le 30ème jour, le support de cire d'abeille sera :

  • soit enterré au pied d'un arbre dans une forêt,

  • soit brûlé rituellement afin d'obtenir un choc énergétique plus violent.

Personnellement, nous préférons toujours la stabilité à la brutalité. De fait, nous choisissons habituellement d’enterrer la dagyde, ainsi chargée, au pied d'un arbre. Ce rituel se fera toujours de nuit, car n'oubliez pas que la cire ne doit jamais être exposée ni à la lumière solaire, ni à la lumière électrique (surtout lorsqu’elle est chargée par les rituels).

Progressivement, la cire va fondre dans le sol. Elle va se déliter, se désagréger progressivement jusqu'à disparaître totalement en quelques semaines. La charge, n’ayant plus de support physique, sera libérée et rejoindra naturellement l'inconscient de celui ou de celle dont on désire l'amour. La programmation inconsciente sera à cet instant à son maximum. Le basculement de l'inconscient vers le conscient pourra alors s'effectuer à tout instant.

Certains psychismes particulièrement forts sont capables de résister à ces pulsions vitales. Dans certaines situations (heureusement assez rares), il convient de doubler, voire de tripler l'opération.

Si 29 coups de marteau sont insuffisants pour enfoncer le clou, il suffit de continuer à taper consciencieusement et régulièrement sur sa tête pour le voir enfin pénétrer la planche et s'y fixer.